{"id":1806,"date":"2022-08-08T06:50:51","date_gmt":"2022-08-08T06:50:51","guid":{"rendered":"https:\/\/theatre-and-coach.fr\/?p=1806"},"modified":"2022-08-08T21:43:29","modified_gmt":"2022-08-08T21:43:29","slug":"le-theatre-au-xxeme-siecle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/theatre-and-coach.fr\/?p=1806","title":{"rendered":"Le th\u00e9\u00e2tre au XX\u00e8me si\u00e8cle"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"1806\" class=\"elementor elementor-1806\" data-elementor-post-type=\"post\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-5b540e6b elementor-section-full_width elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"5b540e6b\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-background-overlay\"><\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-48bbf7c5\" data-id=\"48bbf7c5\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-55c35630 elementor-widget__width-auto elementor-widget elementor-widget-image\" data-id=\"55c35630\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"image.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"512\" src=\"https:\/\/theatre-and-coach.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Theatre-du-Chatelet-768x512.jpg\" class=\"attachment-medium_large size-medium_large wp-image-1809\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/theatre-and-coach.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Theatre-du-Chatelet-768x512.jpg 768w, https:\/\/theatre-and-coach.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Theatre-du-Chatelet-300x200.jpg 300w, https:\/\/theatre-and-coach.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Theatre-du-Chatelet-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/theatre-and-coach.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Theatre-du-Chatelet-1536x1023.jpg 1536w, https:\/\/theatre-and-coach.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Theatre-du-Chatelet.jpg 1920w\" sizes=\"(max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-2134e013 elementor-widget elementor-widget-spacer\" data-id=\"2134e013\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"spacer.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-spacer\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-spacer-inner\"><\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-6e107501 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"6e107501\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<h1>Suite sur l&rsquo;histoire du th\u00e9\u00e2tre, je vous emm\u00e8ne au XX\u00e8me si\u00e8cle.<\/h1><p>Bonne lecture<br \/>Le th\u00e9\u00e2tre du XXe si\u00e8cle<br \/>Th\u00e9\u00e2tre de boulevard et th\u00e9\u00e2tre satirique<br \/>L&rsquo;engouement populaire pour le vaudeville et le th\u00e9\u00e2tre de boulevard continue au d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle. De nouveaux dramaturges renouvellent le genre : Sacha Guitry d\u00e9veloppe un humour caustique et misogyne dans des satires de la bourgeoisie, multipliant les bons mots ; Marcel Pagnol conna\u00eet le succ\u00e8s, en premier lieu au th\u00e9\u00e2tre, avec ses pi\u00e8ces proven\u00e7ales, interpr\u00e9t\u00e9es par Raimu, transposant vaudeville et m\u00e9lodrame dans une soci\u00e9t\u00e9 pittoresque et po\u00e9tique. La verve satirique de Jules Romains trouve sa meilleure expression dans Knock (1923) jou\u00e9e plus de mille fois par Louis Jouvet. C\u00f4t\u00e9 drame, Henri Bernstein propose des pi\u00e8ces psychologiques et cruelles.<br \/>Nouvelles \u00e9critures<br \/>Le th\u00e9\u00e2tre est \u00e9galement le lieu de nouvelles exp\u00e9riences surr\u00e9alistes ou dada\u00efstes avec Guillaume Apollinaire (Les Mamelles de Tir\u00e9sias, 1917) ou avec Roger Vitrac (Victor ou les Enfants au pouvoir, 1928).<br \/>R\u00e9\u00e9criture des mythes<br \/>Apr\u00e8s ses premiers drames symbolistes (T\u00eate d&rsquo;Or, 1894), Paul Claudel d\u00e9veloppe des \u0153uvres lyriques, marqu\u00e9es par l&#8217;empreinte profonde du christianisme et une \u00e9criture comparable \u00e0 des versets bibliques (Le Soulier de satin, 1929).<br \/>Dans des styles tr\u00e8s diff\u00e9rents, Jean Giraudoux, Jean Anouilh et Jean Cocteau, r\u00e9\u00e9crivent les grands mythes antiques, interrogeant les notions de destin\u00e9e et de responsabilit\u00e9 humaine \u00e0 l&rsquo;aune des enjeux contemporains : Giraudoux avec La Guerre de Troie n&rsquo;aura pas lieu (1935) et \u00c9lectre (1937) ; Cocteau avec \u0152dipe-Roi (1927) ; Anouilh avec Antigone (1944). Ils modernisent les mythes, en les d\u00e9sacralisant, en jouant avec les anachronismes et en m\u00ealant le comique au tragique. Henry de Montherlant renoue avec le drame classique dans La Reine Morte en 1942.<br \/>Le th\u00e9\u00e2tre engag\u00e9<br \/>Apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale, dans un monde d\u00e9sorient\u00e9, Albert Camus (L&rsquo;\u00c9tat de si\u00e8ge, 1948, Les Justes, 1949) et Jean-Paul Sartre (Les Mains sales, 1948, Huis clos, 1945) d\u00e9fendent un th\u00e9\u00e2tre plus engag\u00e9 politiquement, illustrant leurs r\u00e9flexions philosophiques sur l&rsquo;action, la r\u00e9volution ou la responsabilit\u00e9 individuelle et sociale.<br \/>Dans les ann\u00e9es 50 et 60, Jean Genet, avec Les Bonnes (1947), Le Balcon (1956) ou Les N\u00e8gres (1958), d\u00e9veloppe un th\u00e9\u00e2tre de la transgression, de nature toujours plus politique. La repr\u00e9sentation des Paravents en 1966 qui fait allusion \u00e0 la guerre d&rsquo;Alg\u00e9rie et condamne le colonialisme et le racisme, entra\u00eene de violentes manifestations.<br \/>Aim\u00e9 C\u00e9saire fonde une po\u00e9tique engag\u00e9e dans La Trag\u00e9die du roi Christophe (1963) et Une saison au Congo (1966).<br \/>Le th\u00e9\u00e2tre de la cruaut\u00e9, le th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;absurde et le nouveau th\u00e9\u00e2tre<br \/>Antonin Artaud, dans Le Th\u00e9\u00e2tre et son double en 1938, condamne les causes de la d\u00e9cadence du langage th\u00e9\u00e2tral et l&rsquo;assujettissement du th\u00e9\u00e2tre \u00e0 la parole. S&rsquo;inspirant du th\u00e9\u00e2tre oriental, il propose de revenir \u00e0 un spectacle int\u00e9gral, engageant le corps de l&rsquo;acteur et utilisant sur sc\u00e8ne toutes les formes artistiques.<br \/>Samuel Beckett, En attendant Godot (1952), Oh les beaux jours (1963) et Eug\u00e8ne Ionesco (La Cantatrice chauve (1950), Les Chaises (1952) le th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;absurde refl\u00e8te la perte des rep\u00e8res et la d\u00e9fiance vis-\u00e0-vis du langage manipulateur. Ces auteurs renouvellent l&rsquo;art dramatique, tout en m\u00e9langeant tragique, m\u00e9taphysique et humour : les personnages sont r\u00e9duits \u00e0 des pantins, rendant impossible toute communication, l&rsquo;intrigue n&rsquo;a plus de coh\u00e9rence, et le langage est totalement d\u00e9structur\u00e9.<br \/>Le \u00ab Nouveau Th\u00e9\u00e2tre \u00bb des ann\u00e9es 1960 met en pratique les th\u00e9ories d&rsquo;Artaud, avec les cr\u00e9ations collectives des acteurs du Th\u00e9\u00e2tre de la Cruaut\u00e9 de Peter Brook ou du Th\u00e9\u00e2tre du Soleil d&rsquo;Ariane Mnouchkine.<br \/>Le metteur de sc\u00e8ne et le nouveau rapport au public<br \/>La \u00ab d\u00e9centralisation th\u00e9\u00e2trale \u00bb apr\u00e8s la guerre cr\u00e9e de nouveaux lieux sur le territoire fran\u00e7ais, et tente de d\u00e9mocratiser le th\u00e9\u00e2tre en cherchant \u00e0 toucher tous les publics. En 1947, autour de Jean Vilar, na\u00eet l&rsquo;aventure du Festival d&rsquo;Avignon. Au Th\u00e9\u00e2tre National Populaire \u00e0 Paris, Jean Vilar cr\u00e9e des spectacles de qualit\u00e9, accessibles au plus grand nombre, avec des com\u00e9diens de renom comme G\u00e9rard Philipe. Le r\u00f4le du metteur en sc\u00e8ne dans la cr\u00e9ation th\u00e9\u00e2trale est d\u00e9sormais reconnu, avec notamment Roger Planchon, Georges Lavaudant, Patrice Ch\u00e9reau&#8230; (voir sur le sujet le tr\u00e8s beau film de Daniel Cling,<br \/>Nouvelles formes du langage th\u00e9\u00e2tral<br \/>Bernard-Marie Kolt\u00e8s (Combat de n\u00e8gre et de chiens, 1983 et Dans la solitude des champs de coton, 1987) propose dans son th\u00e9\u00e2tre une r\u00e9flexion m\u00e9taphysique sur le langage et les rapports humains. Cette r\u00e9flexion se retrouve sous des formes vari\u00e9es dans le th\u00e9\u00e2tre de Val\u00e8re Novarina (L&rsquo;Atelier volant, 1974), Jean-Luc Lagarce (Les r\u00e8gles du savoir-vivre dans la soci\u00e9t\u00e9 moderne, 1993) et Michel Vivaver (La Demande d&#8217;emploi, 1972).<br \/>De nouvelles formes du langage th\u00e9\u00e2tral apparaissent avec Marguerite Duras (Le Square, 1955), Roland Dubillard (Les Diablogues, 1975), Nathalie Sarraute (Pour un oui ou pour un non, 1982), Yasmina Reza (Art, 1994), Agn\u00e8s Jaoui et Jean-Pierre Bacri (Cuisine et d\u00e9pendances, 1989).<br \/>Note : les oeuvres de la plupart des auteurs du XX\u00e8me si\u00e8cle ne sont pas encore entr\u00e9es dans le domaine public (en g\u00e9n\u00e9ral, en France, cela intervient 70 ans apr\u00e8s la mort de l&rsquo;auteur). Libre Th\u00e9\u00e2tre alimente chaque ann\u00e9e le R\u00e9pertoire des oeuvres libres de droit avec les nouvelles pi\u00e8ces entr\u00e9es dans le domaine public.<br \/>Internet et les nouvelles formes de diffusion de la cr\u00e9ation<br \/>Comme pour la musique, Internet modifie au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 le circuit de diffusion des oeuvres de th\u00e9\u00e2tre. L&rsquo;auto-\u00e9dition peut ainsi \u00eatre une option dans le domaine de l&rsquo;\u00e9dition th\u00e9\u00e2trale. En effet, en ce qui concerne le th\u00e9\u00e2tre, l&rsquo;auteur ne per\u00e7oit pas seulement des revenus sur la vente de ses livres, mais aussi et surtout sur les droits de repr\u00e9sentation de ses \u0153uvres, collect\u00e9s par la SACD. Parce que le th\u00e9\u00e2tre est d&rsquo;abord fait pour \u00eatre jou\u00e9 et qu&rsquo;une diffusion plus large permet de multiplier les montages, certains auteurs choisissent de proposer le t\u00e9l\u00e9chargement gratuit de leurs textes sur Internet. Jean-Pierre Martinez, co-fondateur du site Libre Th\u00e9\u00e2tre, propose ainsi d\u00e8s 2001 tous les textes de ses com\u00e9dies en t\u00e9l\u00e9chargement gratuit sur son site.<br \/>Bonne journ\u00e9e et prenez soin de vous,<br \/>Eric Le Mignon.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Suite sur l&rsquo;histoire du th\u00e9\u00e2tre, je vous emm\u00e8ne au XX\u00e8me si\u00e8cle. Bonne lectureLe th\u00e9\u00e2tre du XXe si\u00e8cleTh\u00e9\u00e2tre de boulevard et th\u00e9\u00e2tre satiriqueL&rsquo;engouement populaire pour le vaudeville et le th\u00e9\u00e2tre de boulevard continue au d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle. 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